Océan-Océan
Fédér'Action Internationale du Monde Marin

Océan-Océan Brèves marines La vie dans les océans Les séjours Océan-Océan Espace presse
Océan-Océan: partageons ensemble nos expériences marines Accueil
     
     
 

A VOIR

Expositions au Muséum national d'Histoire naturelle

A LIRE

-Combien de bactéries et de virus dans les profondeurs marines ?


-Des algues dans votre moteur
?

-
Les chats consomment trop de poisson


-Une algue met en péril un écosystème corallien


-
Qui est responsable du réchauffement climatique ?


-Un coquillage inspire un nouveau matériau


PRIX JEUNE CHERCHEUR DANIEL JOUVANCE

2008: Des biomatériaux marins contenant du fer


2007: Des stratégies alternatives de biocontrôle

2006: Un substitut sanguin prometteur

- À la découverte des secrets des virus géants



 
     
 
   
 

 

A VOIR

Expositions au Muséum national d'Histoire naturelle

A Paris : Incroyables cétacés: La fabuleuse évolution des espèces...la vie des cétacés des grandes profondeurs .... A partir du 11 juin 2008

Et tout l'été, au Marinarium de la Station de Biologie Marine du Muséum à Concarneau ( Finistère) Expo " REQUINS"

 

A LIRE


Combien de bactéries et de virus dans les profondeurs marines ?

En 2006, Mitchell Sogin du Marine Biological Laboratory at Woods Hole, USA, et ses collègues ont examiné 344 échantillons d’eau de mer prélevés dans les profondeurs de l’Atlantique nord. En utilisant de nouvelles méthodes de biologie moléculaire, ils ont trouvé que la biodiversité bactérienne dans ces eaux était au moins 100 fois plus élevée que ce que l’on pensait auparavant, soit de 50.000 à 60.000 espèces jusqu’alors inconnues.
Mais c’est sans doute la présence de très nombreuses espèces de virus marins qui intéresse le plus les scientifiques. Ces virus sont, sans doute, les principaux éléments régulateurs de la vie au dessous de 1000mètres: en infectant et en tuant les bactéries, les virus seraient les principaux systèmes vivants susceptibles d’alimenter le cycle du carbone dans les profondeurs marines.

Photo J. Fuhrman / University of Southern California

R. Danovaro Nature 28 aout 2008 ; M.L. Sogin et al., " Proc Nat Acad Sci, 103:12115-20, 2006. ;M.L. Sogin et al., Proc Nat Acad Sci, 103:12115-20,


Des algues dans votre moteur ?

Les algues marines permettront-elles de résoudre les problèmes énergétiques mondiaux ? De nombreux laboratoires explorent la question depuis plusieurs décennies. Les cours actuels du pétrole leur donnent un nouvel élan. Les avantages de l’exploitation des algues sont clairs : comme tous les végétaux, les algues consomment du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène: ce sont même les principaux fournisseurs de la planète.
Certaines algues, dans certaines conditions, sont même capables de produire et stocker des gouttelettes d’huile qu’il « suffit » d’extraire et de raffiner. Des cultures de micro-algues, dans des systèmes expérimentaux de taille limitée se montrent capables de produire des quantités intéressantes de « bio-carburant ».
Mais, car il y a un « mais », il y a loin de l’expérimentation à la production industrielle et plus loin encore à la production espérée de quelques tonnes de carburant à un réponse aux besoins énergétiques planétaires. Les ressources en algues naturelles réellement exploitables sont, en fait, limitées comme viennent de le constater des experts norvégiens. Quant aux cultures de micro-algues, déjà pratiquées pour des besoins nutritionnels ( Spirulines, par exemple) ou pour la production de molécules à forte valeur et souvent à usage médical, il est préférable de les réserver à des utilisations sophistiquées. En effet, produire ces micro-algues a un coût non négligeable et, en définitive, il faudra sans doute dépenser plus d’énergie à les produire qu’elles n’en fourniront jamais.
Une seule voie semble prometteuse: la méthanisation des algues qui s’échouent et encombrent nos côtes. Le méthane est le seul bio-carburant dont la production affiche un bilan énergétique réellement intéressant car, contrairement à l’alcool qu’on récupère par distillation ( coût énergétique fort), le méthane est un gaz qui se sépare tout seul du milieu liquide qui l‘a produit.

Sources : Bulletin électronique 81 Amb. France en Norvège 15/09/2008 ( www.bulletins-electroniques.com)
Les nouvelles de l’Ifremer N°98 Févr.2008 ( Le Marin du 01/02/2008)

 

>> Haut de page <<

Les chats consomment trop de poisson

Chaque année dans le monde, environ 2,48 millions de tonnes de poisson
seraient utilisées dans la fabrication d'aliments pour chats, selon une
estimation réalisée par des chercheurs de l'Université Deakin (Victoria).
Les chats australiens consommeraient plus de poisson par an que leurs
maîtres : ils mangeraient en effet 13,7 kg de poisson par an, alors que la
consommation humaine moyenne n'excède pas 11 kg.

Le poisson contenu dans les aliments sont essentiellement des poissons
fourrage tels que les sardines, les harengs, anchois et capelans. Ces
poissons constituent un maillon important de la chaîne alimentaire car ils
nourrissent de nombreux prédateurs de plus grande taille comme le thon,
l'espadon, la morue et de nombreux oiseaux et mammifères marins.

Face a l'épuisement global des ressources halieutiques attribué a la
surexploitation et au changement climatique, des spécialistes s'interrogent
sur les effets de l'aquaculture et sur la pertinence de son développement.
L'alimentation des poissons d'élevage consistant essentiellement en farines
et huiles fabriquées a partir de poissons fourrage, on commence a
reconnaître la contrainte exercée par l'industrie piscicole sur les stocks
de poissons. Selon les chercheurs, les besoins de l'industrie alimentaire
pour les animaux de compagnie ainsi que son impact écologique ont été
largement sous-estimés, et devraient être également pris en compte.

En raison de l'augmentation constante du nombre d'animaux de compagnie
l'industrie est en expansion croissante, avec une tendance vers la
commercialisation de produits de qualité supérieure dont certains pourraient
convenir a la consommation humaine. On pourrait avoir principalement recours
a des matières premières ne convenant pas a la consommation humaine telles
que les sous-produits résultant du filetage des poissons.


BE Australie 59 (8/09/2008) Maite Le Gleuher - Ambassade de France en Australie / ADIT
- http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55868.htm; Source : Deakin University - http://www.deakin.edu.au/

 

>> Haut de page <<

Une algue met en péril un écosystème corallien

Aux Iles Kiribati, dans le Pacifique, les coraux sont progressivement recouverts par une algue si coriace que même les poissons, habituels brouteurs des algues de ces récifs, s'en désintéressent totalement. En vingt ans, les récifs coralliens finissent par être étouffés et ne sont plus qu'un amas de ruines incapables, notamment, de protéger les îles contre les vagues et de servir d'abri aux poissons.

L'origine de ce désastre, c'est la prolifération d'une algue appelée Euchema denticulatum cultivée pour son contenu en carraghénanes et qui a échappé à tout contrôle. L'algue elle-même n'est pas comestible mais les carraghénanes quelles produisent sont des polymères très recherchés par les industries agro-alimentaires. On en trouve, entre autres, comme agents de texture dans les crèmes glacées et dans bien d'autres produits " comestibles".

Il s'agissait, au départ, d'apporter un revenu aux populations pauvres de Micronésie, mais, en raison des faibles prix mondiaux de cette ressource, les aquaculteurs d'Euchema ont de plus en plus de mal à s'en sortir.

( New York Times/Le Monde 19 juillet 2008)

 

>> Haut de page <<

Qui est responsable du réchauffement climatique ?


Le Groupe d’Experts des nations Unies sur les changements climatiques ( GIEC) qui, avec Al Gore, a reçu l’an dernier le prix Nobel de la Paix a estimé que depuis 1900, la température moyenne de la Terre avait augmenté de près de 0,7°C. Si la plupart des chercheurs s’accordent sur la réalité de ce phénomène de réchauffement, tous ne sont pas d’accord sur ses causes. Un chercheur norvégien, le Dr. Brekke, spécialiste du Soleil et des interactions entre le soleil et la Terre, estime, pour sa part, que ce réchauffement global est essentiellement lié à une activité solaire et que celle-ci se stabilisant progressivement, la température de la Terre pourrait, en réalité, baisser au cours des 50 prochaines années.
Il est vrai que les mesures effectuées sur les glaces de la Station Vostok, en Antarctique montrent bien une périodicité des réchauffements et des glaciations en liaison avec la position de la Terre par rapport au soleil. Et nous sommes actuellement au pic d’une période chaude.
A l’inverse, une étude publiée dans la revue Nature du en mai dernier conclut que le réchauffement d'origine anthropique constaté à l'échelle globale depuis une cinquantaine d'années a déjà produit des effets significatifs, observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques. Ainsi, plus de 90% des observations vont dans le sens attendu des effets du réchauffement : précocité des stades de débourrement de la végétation, avancée des dates de floraison des arbres fruitiers et de celles des vendanges, augmentation du taux de sucre dans les baies de raisin et de l'acidité, augmentation de la productivité des forêts estimée à partir de données satellitaires, diminution de la longueur des glaciers, variation de la composition chimique des océans, enfin variations des populations de poissons. De l'avis des chercheurs, il semble très improbable pour l'Amérique du nord, l'Asie et l'Europe que les évolutions observées soient dues à la seule variabilité naturelle du climat.
Comme bien souvent tout le monde a raison: nous bien dans une période « chaude » des relations Terre-Soleil mais les activités humaines alimentent bien aussi ce réchauffement au mauvais moment.
Y.G.

Sources : ADIT ( www.bulletins-electroniques.com/actualités - BE Norvège 78) BE France 211

>> Haut de page <<


Un coquillage inspire un nouveau matériau

Professeur en ingénierie de l'Université de Californie San Diego, Kenneth Vecchio décrit dans la dernière édition du Journal of the Minerals, Metals and Materials Society (JOM) les propriétés d'un nouveau type de composite stratifié métallique. Aussi rigide que l'acier, le matériau - constitué de deux métaux légers - est pourtant deux fois moins dense. Le procédé utilisé pour sa fabrication consiste à alterner des strates de minces feuilles d'aluminium et d'un alliage de titane, avant de les compresser puis de les chauffer à près de 700°C. La réaction permet d'obtenir un matériau lamellé comportant deux types de couches : une couche intermétallique dure d'aluminure de titane et une couche souple d'alliage de titane résiduel. Pour créer cette architecture stratifiée, le chercheur s'est inspiré de la structure interne de la nacre (composée de carbonate de calcium et d'une colle protéinique) de l'ormeau rouge (Haliotis rufescens), un mollusque des côtes californiennes. Afin d'évaluer la solidité de son produit, Kenneth Vecchio a effectué des tests balistiques sur un échantillon de deux centimètres d'épaisseur. Il a ainsi pu constater qu'un projectile en tungstène, tiré à une vitesse d'environ 900 mètres par seconde, ne pénétrait la surface que de moitié. Cette surprenante résistance laisse envisager des applications dans le domaine des armures ou encore de l'aérospatial (en remplacement du béryllium par exemple, un métal toxique). D'autres études sur le même principe sont en cours, utilisant d'autres matériaux que l'aluminium et le titane ou insérant des cavités (remplies de microbilles d'acier par exemple) ou des fils ou fibres conducteurs. NYT 22/03/05 (Material as tough as steel ? The abalone fits the bill)

>> Haut de page <<

LES PRIX SCIENTIFIQUES DANIEL JOUVANCE

Attribués depuis plus de 15 ans par le Comité scientifique Marin Daniel Jouvance, ces prix ont pour vocation de soutenir les travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines de la Biologie Marine .
Par ces prix scientifiques, les Laboratoires de Biologie Marine Daniel Jouvance marquent leur intérêt pour les travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de l’écologie marine.

Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2008

Le Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, à Edd J. Stockdale, chercheur à l’Université d’Australie Occidentale.

Le Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, destiné aux jeunes chercheurs a été attribué par le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, à Edd J. Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur à l’Université d’Australie Occidentale. Le thème du Prix 2008 portait sur les processus de biominéralisation en milieu marin.
Les travaux de Edd Stockdale concernent les mécanismes physiologiques liés à la biominéralisation du fer chez les chitons, mollusques marins ( Polyplacophores). Ces organismes sont des brouteurs qui se nourissent des algues poussant sur les rochers.. Les chitons disposent pour cela d’une « radula », sorte de rape extrèmement dure en raison de la présence de structures biominéralisées renforcées par du fer.

Le travail de Edd Stockdale est original en ce qu’il applique à l’étude de ces structures biominéralisées des techniques relevant non plus de la biologie mais de la science des matériaux. Il s’agit, en particulier, de microscopie électronique à haute résolution qui a permis d’identifier des molécules de ferritine. L’apparition de ces molécules est suivie au cours du développement embryonnaire.

Un aspect très intéressant du travail de Edd Stockdale porte sur les aggrégats de ferritine composant ces structures biominéralisées. La ferritine est formée de sortes de cages composées de 24 unités protéiques, chaque unité comprenant de 1500 à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes. Chez les mollusques étudiés, les ferritines comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues dans tout l’organisme où elles elles jouent à la fois un rôle de transport et de stockage.

Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2007

Le Prix Scientifique « Biologie Marine » Daniel Jouvance 2007 a été attribué à Tom Defoirdt, chercheur à l’Université de Gand (Be), pour ses travaux sur le développement de nouvelles méthodes de lutte contre les infections microbiennes survenant, notamment,dans les élevages aquacoles.

Traditionnellement, on utilise massivement des antibiotiques pour contrôler et limiter les infections bactériennes survenant dans les élevages aquacoles. L’abus de ces antibiotiques, par ailleurs relativement inefficaces, entraine la sélection de pathogènes résistants et constitue de ce fait une menace directe pour la santé humaine. C’est ce processus – le traitement par antibiotiques d’élevages de crevettes - qui , par exemple,futà l’origine des grandes épidémies de cholera survenues en 1992 en Amérique du Sud.

Les travaux de Tom Defoirdt ont pour point de départ l’analyse des mécanismes de communication biochimique intervenant entre les individus d’une même population bactérienne. Beaucoup de populations bactériennes sont capables de controler l’expression de leurs facteurs de virulence grâce à des systèmes biochimiquesdecommunication entre cellules ( c’est ce qu’on appelle le Quorum sensing).

Dans ce cadre, Tom Defoirdt a élaboré, appliqué et expérimenté des méthodes mettant en œuvre des molécules d’origine naturelle ( furanones) capables de détruire un système de communication intracellaire chez des Vibrio (Vibrio harveyi, Vibrio parahaemolyticus). Ces travaux doivent conduire à l’élaboration de stratégies alternatives de biocontrôle en remplacement des antibiotiques.

Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2006

Un substitut sanguin prometteur
Prix « Biologie Marine » Dr. Morgane Rousselot (Station Biologique de Roscoff)

Les hémoglobines (Hbs) sont des molécules essentielles du processus de la respiration. Actuellement, le seul moyen pour pallier à une déficience en hémoglobine est la transfusion sanguine à partir de la collecte de sang bénévole.
Les travaux du Dr. Rousselot portent sur l’étude de l’hémoglobine extracellulaire (HbAm) du ver marin Arenicola marina (annélide polychète) comme substitut sanguin potentiel. Cette hémoglobine est naturellement résistante à l’auto-oxydation et possède des propriétés d’oxygénation similaire à celle de l’hémoglobine humaine hémolysée.

Ces travaux menés au sein de la société de bioechnologie Hemarina ont permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur la molécule d’hémoglobine HbAm tant pour sa synthèse par génie génétique mais surtout pour ces applications thérapeutiques en santé humaine (brevet en 2000). Les résultats obtenus permettent d’être confiants quant à la validité de ce nouveau concept de transporteur d’oxygène à visée thérapeutique et ceci dans un contexte international. Il représente un projet exemplaire de l’intérêt de la recherche fondamentale pour la recherche appliquée.

À la découverte des secrets des virus géants
Prix « Phytoplancton » Dr. Michael James Allen (Plymouth Marine Laboratory Grande- Bretagne).

Ce jeune chercheur résidant en Grande-Bretagne tente de percer les secrets des virus marins. En effet, les virus sont les organismes les plus abondants dans les océans puisque plus de 100 millions d’entre eux peuvent se trouver dans une seule cuillère à café d’eau de mer. Son travail a été d’isoler un de ces virus géant qui infecte la micro-algue Emiliania huxleyi, bien connue pour ses blooms gigantesques visibles de l’espace. Incroyablement, pendant l’infection, ce virus est capable de contrôler le climat en produisant un gaz qui aide à la formation de nuages.
De plus, le génome de ce virus contient 473 gênes contre 9 pour le HIV. La plupart de ces gênes n’avaient jamais été trouvés auparavant; ceci est très intéressant car, par exemple, un des groupes de gênes présent dans ce virus ralentirait le processus de vieillissement d’une cellule infectée en la gardant en bonne santé le plus longtemps possible. Un complexe appelé céramide est alors produit. Les céramides peuvent ainsi contrôler la mort de la cellule et pourraient avoir des applications directes dans les thérapies anti-cancéreuses.

 
 
Océan-Océan
Eclosarium - 56 170 Ile de Houat

Téléphone : 33 (0)2 97 52 38 38

Pour nous contacter : cliquez ici
Dernière mise à jour : septembre2008 - Site réalisé par Océan-Océan