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A LIRE

Les récifs coralliens face à l’acidification des océans

Le phytoplancton et le changement climatique en Antarctiquee phytoplancton et le

Les eaux de ballast dans le collimateur.

La calcification des coraux de la Grande Barrière de corail diminue

La baleine Beluga classée parmi les espèces en danger

La triste fin d’Alexandrium

-Combien de bactéries et de virus dans les profondeurs marines ?


-Des algues dans votre moteur
?

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Les chats consomment trop de poisson


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Qui est responsable du réchauffement climatique ?



 
     
 
   
 

Une erreur de classification zoologique vieille de plus de 80 ans risque de causer l’extinction d’une espèce de poisson.

C’est une erreur de classification zoologique vieille de plus de 80 ans qui risque de causer la première extinction d’une espèce de poisson en raison d’une pèche industrielle mal contrôlée. Tel est le résultat des recherches réalisées par une équipe de la Station de Biologie Marine du Muséum national d’Histoire naturelle à Concarneau, combinant des études sur la morphologie, la biologie des espèces et la systématique moléculaire et publiée récemment dans la revue scientifique Aquatic conservation.

Les raies communes qui étaient très abondantes dans les eaux de l’Atlantique Nord-est sont en déclin rapide depuis plusieurs dizaines d’années
La Raie commune ( Pocheteau), Dipturus batis, pour laquelle la France est responsable de plus de 60 % des captures a été placée sur la liste rouge des espèces en danger depuis 2006. Ces poissons sont répertoriés sous le nom de Dipturus batis. Mais les chercheurs ont montré qu’il y avait sous ce nom deux espèces distinctes D.intermedia, d’une part, et D.flossada, d’autre par, mélangées sous un seul nom en 1926 . Il ne s’agit pas uniquement d’une affaire de spécialistes car c’est cette confusion dans la classification qui a conduit à une diminution drastique de D. intermedia, l’espèce la plus menacée en raison de sa grande taille: elle peut atteindre 2,5 m. et qui n’apparaissait pas dans les statistiques de pêche. Ceci signifie, pour cette espèce, un risque majeur d’extinction si des mesures sérieuses ne sont pas mises en œuvre rapidement.

Iglésias S.P., Toulhoat L., Sellos D.Y., ‘Taxonomic confusion and market mislabelling of threatened skates: important consequences for their conservation status,’ Aquatic Conservation: Marine and Freshwater Ecosystems, Wiley-Blackwell, 2009

Vues dorsales et ventrales de Dipturus intermedia ( en haut) et Dipturus flossada ( en bas) Doc. S. Iglesias

Les algues vertes sont-elles toxiques ?

La presse et les pouvoirs publics se sont emparés de la question des algues vertes échouées sur les côtes bretonnes, en particulier en fond de baie, là où les courants sont trop faibles pour les remettre en suspension.
Il faut rappeler que les algues vertes, rouges ou brunes sont les végétaux de la mer. Ce sont ces algues qui déterminent la productivité des eaux littorales. Après chaque coup de vent , beaucoup sont arrachées, poussées à la côte où elles s’échouent. Reprises par les vagues, fragmentées elles constituent la nourriture de nombreux organismes y compris crustacés et poissons.
Un « vraie » plage, c’est un système actif, vivant, ce n’est pas une plage dont on a éliminé chaque matin les algues échouées .. au risque de fragiliser l’espace sableux.

Reste que certaines de ces algues profitent plus que d’autres des apports minéraux et organiques liés, en particulier, aux excès de l’agriculture et des élevages intensifs.Les Ulves ont à cet égard un comportement particulièrement oppotuniste vis-à-vis des nitrates. Accumulées en grandes quantités, ces algues fermentent, pourrissent et libèrent des substances toxiques. Parmi les algues en décomposition, ce sont les Ulves qui produisent les quantités les plus importantes d’hydrogène sulfuré. Ces algues, par elles-mêmes n’ont pourtant aucun caractère nocif. Ulva à l'état frais est consommée un peu partout dans le monde et elle fait également partie de la liste des algues alimentaires autorisées en France..

Que peut-on faire ?

Depuis longtemps les scientifiques, ont donné l’explication du phénomène …et sa solution : Contrôler à la source les rejets trop riches en azote ou en phosphore. Ce serait même une excellente opération en ces temps de combustibles fossiles chers car les rejets des élevages intensifs : porcs, poulets constituent un excellent matériau pour la fabrication de méthane. Cet excellent combustible peut ensuite être utilisé pour alimenter les véhicules, chauffer les habitations …et même les serres agricoles. C’est tellement simple que cela se pratique de plus en plus en Suisse, en Allemagne, en Hollande.
Mais rien n'est jamais parfait: les résidus de la méthanisation sont très riches en azote, phosphore, etc.... qui sont utilisés pour fertiliser les sols. Cela risque donc de ne rien changer pour la qualité des eaux, surtout si on en profite pour accroître la capacité des élevages hors-sols.

 

La plus ancienne Station de biologie Marine du Monde

La Station de Biologie Marine de Biologie marine de Concarneau, la plus ancienne du monde, fête cette année ses 150 ans. Fondée en 1959 par Victor Coste, Professeur au Collège de France, elle est aujourd'hui un laboratoire du Muséum national d'Histoire naturelle.

Pour en savoir plus:

http://www.mnhn.fr/concarneau/

A LIRE


Les récifs coralliens face à l’acidification des océans

L’augmentation du CO2 atmosphérique a pour conséquence un accroissement de la quantité de CO2 dissous dans les océans et une acidification – toute relative car le pH océanique demeure légèrement alcalin - mais aussi, en raison des lois des équilibres chimiques à une plus faible disponibilité des ions carbonate. Au final, ceci doit conduire à une diminution de la calcification : formation des squelettes calcaires ( carbonate de calcium) , des coquilles etc. des animaux marins, comme, par exemple, les coraux.
Ce phénomène , combiné aux effets de l’érosion – naturelle ou provoquée par l’homme risque donc de créer de graves dommages aux structures coralliennes.
On estime, en général, que la concentration atmosphérique de CO2 qui est actuellement de 386 ppm ne doit pas dépasser 450-500ppm si l’on veut éviter ce danger. Mais, selon certains scénarios, de telles valeurs seraient atteintes en moins d’un siècle. Il faut donc en savoir plus sur les effets réels de l’acidification croissante des océans sur de nombreuses espèces de coraux et sur leurs symbiontes, les zooxanthelles afin de savoir quelles sont leurs réelles possibilités d’adaptation.


Le programme CRISP (Initiatives Corail pour le Pacifique) met à disposition 'L'acidification et les récifs coralliens', une revue scientifique réalisée par Bernard Salvat et Denis Allemand dans le but de sensibiliser un large public et surtout les décideurs dans la perspective de la Conférence de Copenhague.
Ce document de 32 pages, traduit en Anglais et en Espagnol, est téléchargeable sous format PDF sur le site Internet du CRISP : http://www.crisponline.net


Le phytoplancton et le changement climatique en Antarctique

En Antarctique, de récentes études ont mis en évidence des perturbations importantes au sein des écosystèmes marins. Selon ces travaux, publiés le changement climatique affecterait non seulement les niveaux trophiques supérieurs de la chaîne alimentaire (tels que les colonies de pingouins) mais aussi la vie microscopique servant de base aux écosystèmes.

De plus, ces résultats ont mis en évidence un fort contraste en termes de réponse écologique du phytoplancton entre les régions du nord de la péninsule Antarctique et celles du sud : les espèces de phytoplancton présentes au nord, adaptées à la présence de banquise, survivent difficilement en l'absence de glace. Mais les régions du sud, également soumises au réchauffement climatique, ont vu leur épaisseur de banquise diminuer significativement, augmentant ainsi la visibilité au sein de la couche superficielle de l'océan et, protégées du vent par la banquise, ces régions ont vu leur production de phytoplancton et notamment, de diatomées augmenter radicalement.

Revue Science 13 mars 2009 et bulletins-electroniques.com/actualites/ USA


Les eaux de ballast dans le collimateur

Pour pas circuler complètement à vide, les grands navires de commerce remplissent d’eau des ballasts, qu’ils rejettent au moment de charger une nouvelle cargaison. Au total, chaque année, dans le monde, ce sont de 3 à 5 milliards de tonnes d’eaux de ballast qui sont ainsi rejetées, accompagnées d’organismes divers : bactéries, algues, larves d’invertébrés, de parasites etc. qui perturbent les écosystèmes qu’ils envahissent. Aux USA , il est maintenant obligatoire d’échanger les eaux de ballast à au moins 200 milles des côtes. Ceci n’est cependant suffisant, d’autant plus que les modifications du climat peuvent largement faciliter l’implantation de ces espèces indésirables

Biofutur 297 Mars 2009

La calcification des coraux de la Grande Barrière de corail diminue


La calcification des coraux est un facteur déterminant de la santé des écosystèmes récifaux car des milliers d'espèces végétales et animales dépendent du maintien de la structure complexe des massifs.
Selon l'Australian Institute of Marine Science (AIMS) de Townsville, la calcification des coraux a diminué de 14,2% depuis 1990. Aucune autre diminution d'amplitude comparable n'a été enregistrée pendant les 4 derniers siècles. En considérant le taux actuel, les coraux auront cessé de croître d'ici à l'année 2050.
Les causes exactes de la décalcification restent inconnues; cependant cette étude suggère qu'une augmentation de la température ainsi qu'une diminution de la saturation de l'eau de mer envers l'aragonite ( une forme de carbonate de calcium) diminuerait la capacité des coraux de la Grande Barrière de corail à précipiter le carbonate de calcium.

bulletins-electroniques.com/actualites ( Australie)
Science, 2009, Vol. 323, pp. 116-119

 

La baleine Beluga classée parmi les espèces en danger


La baleine Beluga a rejoint le classement des espèces en danger selon l'Endangered Species Act (ESA). Le Beluga de l'anse de Cook en Alaska est une population génétiquement différente des Belugas de l'océan Arctique. L'isolement de cette population se serait produit lors du dernier épisode glaciaire. Estimée au nombre de 1300 spécimens il y a 30 ans, la population de l'anse de Cook serait descendue au nombre de 300 lors du recensement de 2005. Selon de récentes études, cette population aurait une chance sur quatre de disparaître d'ici 100 ans.
La reconnaissance de ce cétacé comme espèce menacée était problématique, en raison de la proximité de son habitat avec la ville Anchorage, centralisant les activités économiques de l'état d'Alaska.
Le classement du beluga avait constitué un point de friction entre le gouvernement américain et le gouverneur de l'Alaska, Sarah Palin. Tout comme lors du classement de l'ours polaire, la candidate pour la vice-présidence au coté de John McCain, contestait les données scientifiques mettant en évidence un déclin du Beluga au profit des intérêts des pétroliers. Ainsi, la conservation du patrimoine naturel aura eu raison des enjeux économiques.
Source www.bulletins-electroniques.com/actualites/56409.htm


)

La triste fin d’Alexandrium

Dans les océans comme partout ailleurs, il n’y a pas de pouvoir sans contre-pouvoir et aucune espèce ne peut se développer indéfiniment sans trouver à un moment donné sur son chemin un prédateur ou un parasite qui en ramènera la population à de justes proportions.
C’est ce qui arrive à Alexandrium minutum, une micro-algue rouge qui pose de graves problèmes aux ostréiculteurs car elle produit une toxine paralysante. Sa prolifération sur les côtes, l'été, rend toxiques Ies coquillages qui l’absorbent et, par contre-coup les humains qui les consomment. Cette algue est toujours présente, mais les efflorescences, ces poussées massives et brutales qui parfois s’étendent sur des dizaines de kilomètres carrés semblent avoir cessé depuis quelques années. Selon des chercheurs de Roscoff l’algue serait attaquée par un parasite qui se multiplie dans la cellule hôte, la détruit et s'en échappe sous forme d'un long filament de 40 à 600 parasites, laissant derrière lui I'enveloppe vide de son hôte. Les parasites libérés peuvent alors infecter de nouvelles cellules, stoppant ainsi en quelques jours le déveIoppement de I'efflorescence.

En 2006, le Prix Jeune Chercheur Daniel Jouvance avait été attribué à Michael Allen (Plymouth Marine Laboratory Grande-Bretagne). Son travail a été d’isoler un de ces virus géants qui infecte la micro-algue Emiliania huxleyi et stoppe ses efflorescences.


( Science Ouest Jan.2009)


Combien de bactéries et de virus dans les profondeurs marines ?

En 2006, Mitchell Sogin du Marine Biological Laboratory at Woods Hole, USA, et ses collègues ont examiné 344 échantillons d’eau de mer prélevés dans les profondeurs de l’Atlantique nord. En utilisant de nouvelles méthodes de biologie moléculaire, ils ont trouvé que la biodiversité bactérienne dans ces eaux était au moins 100 fois plus élevée que ce que l’on pensait auparavant, soit de 50.000 à 60.000 espèces jusqu’alors inconnues.
Mais c’est sans doute la présence de très nombreuses espèces de virus marins qui intéresse le plus les scientifiques. Ces virus sont, sans doute, les principaux éléments régulateurs de la vie au dessous de 1000mètres: en infectant et en tuant les bactéries, les virus seraient les principaux systèmes vivants susceptibles d’alimenter le cycle du carbone dans les profondeurs marines.

Photo J. Fuhrman / University of Southern California

R. Danovaro Nature 28 aout 2008 ; M.L. Sogin et al., " Proc Nat Acad Sci, 103:12115-20, 2006. ;M.L. Sogin et al., Proc Nat Acad Sci, 103:12115-20,


Des algues dans votre moteur ?

Les algues marines permettront-elles de résoudre les problèmes énergétiques mondiaux ? De nombreux laboratoires explorent la question depuis plusieurs décennies. Les cours actuels du pétrole leur donnent un nouvel élan. Les avantages de l’exploitation des algues sont clairs : comme tous les végétaux, les algues consomment du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène: ce sont même les principaux fournisseurs de la planète.
Certaines algues, dans certaines conditions, sont même capables de produire et stocker des gouttelettes d’huile qu’il « suffit » d’extraire et de raffiner. Des cultures de micro-algues, dans des systèmes expérimentaux de taille limitée se montrent capables de produire des quantités intéressantes de « bio-carburant ».
Mais, car il y a un « mais », il y a loin de l’expérimentation à la production industrielle et plus loin encore à la production espérée de quelques tonnes de carburant à un réponse aux besoins énergétiques planétaires. Les ressources en algues naturelles réellement exploitables sont, en fait, limitées comme viennent de le constater des experts norvégiens. Quant aux cultures de micro-algues, déjà pratiquées pour des besoins nutritionnels ( Spirulines, par exemple) ou pour la production de molécules à forte valeur et souvent à usage médical, il est préférable de les réserver à des utilisations sophistiquées. En effet, produire ces micro-algues a un coût non négligeable et, en définitive, il faudra sans doute dépenser plus d’énergie à les produire qu’elles n’en fourniront jamais.
Une seule voie semble prometteuse: la méthanisation des algues qui s’échouent et encombrent nos côtes. Le méthane est le seul bio-carburant dont la production affiche un bilan énergétique réellement intéressant car, contrairement à l’alcool qu’on récupère par distillation ( coût énergétique fort), le méthane est un gaz qui se sépare tout seul du milieu liquide qui l‘a produit.

Sources : Bulletin électronique 81 Amb. France en Norvège 15/09/2008 ( www.bulletins-electroniques.com)
Les nouvelles de l’Ifremer N°98 Févr.2008 ( Le Marin du 01/02/2008)

 

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Les chats consomment trop de poisson

Chaque année dans le monde, environ 2,48 millions de tonnes de poisson
seraient utilisées dans la fabrication d'aliments pour chats, selon une
estimation réalisée par des chercheurs de l'Université Deakin (Victoria).
Les chats australiens consommeraient plus de poisson par an que leurs
maîtres : ils mangeraient en effet 13,7 kg de poisson par an, alors que la
consommation humaine moyenne n'excède pas 11 kg.

Le poisson contenu dans les aliments sont essentiellement des poissons
fourrage tels que les sardines, les harengs, anchois et capelans. Ces
poissons constituent un maillon important de la chaîne alimentaire car ils
nourrissent de nombreux prédateurs de plus grande taille comme le thon,
l'espadon, la morue et de nombreux oiseaux et mammifères marins.

Face a l'épuisement global des ressources halieutiques attribué a la
surexploitation et au changement climatique, des spécialistes s'interrogent
sur les effets de l'aquaculture et sur la pertinence de son développement.
L'alimentation des poissons d'élevage consistant essentiellement en farines
et huiles fabriquées a partir de poissons fourrage, on commence a
reconnaître la contrainte exercée par l'industrie piscicole sur les stocks
de poissons. Selon les chercheurs, les besoins de l'industrie alimentaire
pour les animaux de compagnie ainsi que son impact écologique ont été
largement sous-estimés, et devraient être également pris en compte.

En raison de l'augmentation constante du nombre d'animaux de compagnie
l'industrie est en expansion croissante, avec une tendance vers la
commercialisation de produits de qualité supérieure dont certains pourraient
convenir a la consommation humaine. On pourrait avoir principalement recours
a des matières premières ne convenant pas a la consommation humaine telles
que les sous-produits résultant du filetage des poissons.


BE Australie 59 (8/09/2008) Maite Le Gleuher - Ambassade de France en Australie / ADIT
- http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55868.htm; Source : Deakin University - http://www.deakin.edu.au/

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Qui est responsable du réchauffement climatique ?


Le Groupe d’Experts des nations Unies sur les changements climatiques ( GIEC) qui, avec Al Gore, a reçu l’an dernier le prix Nobel de la Paix a estimé que depuis 1900, la température moyenne de la Terre avait augmenté de près de 0,7°C. Si la plupart des chercheurs s’accordent sur la réalité de ce phénomène de réchauffement, tous ne sont pas d’accord sur ses causes. Un chercheur norvégien, le Dr. Brekke, spécialiste du Soleil et des interactions entre le soleil et la Terre, estime, pour sa part, que ce réchauffement global est essentiellement lié à une activité solaire et que celle-ci se stabilisant progressivement, la température de la Terre pourrait, en réalité, baisser au cours des 50 prochaines années.
Il est vrai que les mesures effectuées sur les glaces de la Station Vostok, en Antarctique montrent bien une périodicité des réchauffements et des glaciations en liaison avec la position de la Terre par rapport au soleil. Et nous sommes actuellement au pic d’une période chaude.
A l’inverse, une étude publiée dans la revue Nature du en mai dernier conclut que le réchauffement d'origine anthropique constaté à l'échelle globale depuis une cinquantaine d'années a déjà produit des effets significatifs, observables sur les systèmes terrestres physiques et biologiques. Ainsi, plus de 90% des observations vont dans le sens attendu des effets du réchauffement : précocité des stades de débourrement de la végétation, avancée des dates de floraison des arbres fruitiers et de celles des vendanges, augmentation du taux de sucre dans les baies de raisin et de l'acidité, augmentation de la productivité des forêts estimée à partir de données satellitaires, diminution de la longueur des glaciers, variation de la composition chimique des océans, enfin variations des populations de poissons. De l'avis des chercheurs, il semble très improbable pour l'Amérique du nord, l'Asie et l'Europe que les évolutions observées soient dues à la seule variabilité naturelle du climat.
Comme bien souvent tout le monde a raison: nous bien dans une période « chaude » des relations Terre-Soleil mais les activités humaines alimentent bien aussi ce réchauffement au mauvais moment.
Y.G.

Sources : ADIT ( www.bulletins-electroniques.com/actualités - BE Norvège 78) BE France 211

 
 
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Dernière mise à jour : novembre 2009 - Site réalisé par Océan-Océan