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A
VOIR
Expositions
au Muséum national d'Histoire naturelle
A
Paris : Incroyables
cétacés: La fabuleuse évolution
des espèces...la vie des cétacés des
grandes profondeurs .... A partir du 11 juin 2008
Et
tout l'été, au Marinarium
de la Station de Biologie Marine du Muséum
à Concarneau ( Finistère) Expo "
REQUINS"
A
LIRE
Combien de bactéries et
de virus dans les profondeurs marines ?
En
2006, Mitchell Sogin du Marine Biological Laboratory at Woods
Hole, USA, et ses collègues ont examiné 344
échantillons d’eau de mer prélevés
dans les profondeurs de l’Atlantique nord. En utilisant
de nouvelles méthodes de biologie moléculaire,
ils ont trouvé que la biodiversité bactérienne
dans ces eaux était au moins 100 fois plus élevée
que ce que l’on pensait auparavant, soit de 50.000 à
60.000 espèces jusqu’alors inconnues.
Mais c’est sans doute la présence de très
nombreuses espèces de virus marins qui intéresse
le plus les scientifiques. Ces virus sont, sans doute, les
principaux éléments régulateurs de la
vie au dessous de 1000mètres: en infectant et en tuant
les bactéries, les virus seraient les principaux systèmes
vivants susceptibles d’alimenter le cycle du carbone
dans les profondeurs marines.

Photo
J. Fuhrman / University of Southern California
R.
Danovaro Nature 28 aout 2008 ; M.L. Sogin et al., " Proc
Nat Acad Sci, 103:12115-20, 2006. ;M.L. Sogin et al., Proc
Nat Acad Sci, 103:12115-20,
Des algues dans votre moteur ?
Les
algues marines permettront-elles de résoudre les problèmes
énergétiques mondiaux ? De nombreux laboratoires
explorent la question depuis plusieurs décennies. Les
cours actuels du pétrole leur donnent un nouvel élan.
Les avantages de l’exploitation des algues sont clairs
: comme tous les végétaux, les algues consomment
du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène:
ce sont même les principaux fournisseurs de la planète.
Certaines algues, dans certaines conditions, sont même
capables de produire et stocker des gouttelettes d’huile
qu’il « suffit » d’extraire et de
raffiner. Des cultures de micro-algues, dans des systèmes
expérimentaux de taille limitée se montrent
capables de produire des quantités intéressantes
de « bio-carburant ».
Mais, car il y a un « mais », il y a loin de l’expérimentation
à la production industrielle et plus loin encore à
la production espérée de quelques tonnes de
carburant à un réponse aux besoins énergétiques
planétaires. Les ressources en algues naturelles réellement
exploitables sont, en fait, limitées comme viennent
de le constater des experts norvégiens. Quant aux cultures
de micro-algues, déjà pratiquées pour
des besoins nutritionnels ( Spirulines, par exemple) ou pour
la production de molécules à forte valeur et
souvent à usage médical, il est préférable
de les réserver à des utilisations sophistiquées.
En effet, produire ces micro-algues a un coût non négligeable
et, en définitive, il faudra sans doute dépenser
plus d’énergie à les produire qu’elles
n’en fourniront jamais.
Une seule voie semble prometteuse: la méthanisation
des algues qui s’échouent et encombrent nos côtes.
Le méthane est le seul bio-carburant dont la production
affiche un bilan énergétique réellement
intéressant car, contrairement à l’alcool
qu’on récupère par distillation ( coût
énergétique fort), le méthane est un
gaz qui se sépare tout seul du milieu liquide qui l‘a
produit.
Sources
: Bulletin électronique 81 Amb. France en Norvège
15/09/2008 ( www.bulletins-electroniques.com)
Les nouvelles de l’Ifremer N°98 Févr.2008
( Le Marin du 01/02/2008)
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Les
chats consomment trop de poisson
Chaque
année dans le monde, environ 2,48 millions de tonnes
de poisson
seraient utilisées dans la fabrication d'aliments pour
chats, selon une
estimation réalisée par des chercheurs de l'Université
Deakin (Victoria).
Les chats australiens consommeraient plus de poisson par an
que leurs
maîtres : ils mangeraient en effet 13,7 kg de poisson
par an, alors que la
consommation humaine moyenne n'excède pas 11 kg.
Le poisson contenu dans les aliments
sont essentiellement des poissons
fourrage tels que les sardines, les harengs, anchois et capelans.
Ces
poissons constituent un maillon important de la chaîne
alimentaire car ils
nourrissent de nombreux prédateurs de plus grande taille
comme le thon,
l'espadon, la morue et de nombreux oiseaux et mammifères
marins.
Face a l'épuisement global des
ressources halieutiques attribué a la
surexploitation et au changement climatique, des spécialistes
s'interrogent
sur les effets de l'aquaculture et sur la pertinence de son
développement.
L'alimentation des poissons d'élevage consistant essentiellement
en farines
et huiles fabriquées a partir de poissons fourrage,
on commence a
reconnaître la contrainte exercée par l'industrie
piscicole sur les stocks
de poissons. Selon les chercheurs, les besoins de l'industrie
alimentaire
pour les animaux de compagnie ainsi que son impact écologique
ont été
largement sous-estimés, et devraient être également
pris en compte.
En
raison de l'augmentation constante du nombre d'animaux de
compagnie
l'industrie est en expansion croissante, avec une tendance
vers la
commercialisation de produits de qualité supérieure
dont certains pourraient
convenir a la consommation humaine. On pourrait avoir principalement
recours
a des matières premières ne convenant pas a
la consommation humaine telles
que les sous-produits résultant du filetage des poissons.
BE Australie 59 (8/09/2008) Maite Le Gleuher - Ambassade de
France en Australie / ADIT
- http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55868.htm;
Source : Deakin University - http://www.deakin.edu.au/
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Une
algue met en péril un écosystème corallien
Aux Iles Kiribati, dans le Pacifique, les coraux sont progressivement
recouverts par une algue si coriace que même les poissons,
habituels brouteurs des algues de ces récifs, s'en
désintéressent totalement. En vingt ans, les
récifs coralliens finissent par être étouffés
et ne sont plus qu'un amas de ruines incapables, notamment,
de protéger les îles contre les vagues et de
servir d'abri aux poissons.
L'origine
de ce désastre, c'est la prolifération d'une
algue appelée Euchema denticulatum cultivée
pour son contenu en carraghénanes et qui a échappé
à tout contrôle. L'algue elle-même n'est
pas comestible mais les carraghénanes quelles produisent
sont des polymères très recherchés par
les industries agro-alimentaires. On en trouve, entre autres,
comme agents de texture dans les crèmes glacées
et dans bien d'autres produits " comestibles".
Il
s'agissait, au départ, d'apporter un revenu aux populations
pauvres de Micronésie, mais, en raison des faibles
prix mondiaux de cette ressource, les aquaculteurs d'Euchema
ont de plus en plus de mal à s'en sortir.
(
New York Times/Le Monde 19 juillet 2008)
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Qui
est responsable du réchauffement climatique ?
Le Groupe d’Experts des nations Unies sur les changements
climatiques ( GIEC) qui, avec Al Gore, a reçu l’an
dernier le prix Nobel de la Paix a estimé que depuis
1900, la température moyenne de la Terre avait augmenté
de près de 0,7°C. Si la plupart des chercheurs
s’accordent sur la réalité de ce phénomène
de réchauffement, tous ne sont pas d’accord sur
ses causes. Un chercheur norvégien, le Dr. Brekke,
spécialiste du Soleil et des interactions entre le
soleil et la Terre, estime, pour sa part, que ce réchauffement
global est essentiellement lié à une activité
solaire et que celle-ci se stabilisant progressivement, la
température de la Terre pourrait, en réalité,
baisser au cours des 50 prochaines années.
Il est vrai que les mesures effectuées sur les glaces
de la Station Vostok, en Antarctique montrent bien une périodicité
des réchauffements et des glaciations en liaison avec
la position de la Terre par rapport au soleil. Et nous sommes
actuellement au pic d’une période chaude.
A l’inverse, une étude publiée dans la
revue Nature du en mai dernier conclut que le réchauffement
d'origine anthropique constaté à l'échelle
globale depuis une cinquantaine d'années a déjà
produit des effets significatifs, observables sur les systèmes
terrestres physiques et biologiques. Ainsi, plus de 90% des
observations vont dans le sens attendu des effets du réchauffement
: précocité des stades de débourrement
de la végétation, avancée des dates de
floraison des arbres fruitiers et de celles des vendanges,
augmentation du taux de sucre dans les baies de raisin et
de l'acidité, augmentation de la productivité
des forêts estimée à partir de données
satellitaires, diminution de la longueur des glaciers, variation
de la composition chimique des océans, enfin variations
des populations de poissons. De l'avis des chercheurs, il
semble très improbable pour l'Amérique du nord,
l'Asie et l'Europe que les évolutions observées
soient dues à la seule variabilité naturelle
du climat.
Comme bien souvent tout le monde a raison: nous bien dans
une période « chaude » des relations Terre-Soleil
mais les activités humaines alimentent bien aussi ce
réchauffement au mauvais moment.
Y.G.
Sources
: ADIT ( www.bulletins-electroniques.com/actualités
- BE Norvège 78) BE France 211
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Un coquillage inspire un
nouveau matériau
Professeur
en ingénierie de l'Université de Californie
San Diego, Kenneth Vecchio décrit dans la dernière
édition du Journal of the Minerals, Metals and Materials
Society (JOM) les propriétés d'un nouveau type
de composite stratifié métallique. Aussi rigide
que l'acier, le matériau - constitué de deux
métaux légers - est pourtant deux fois moins
dense. Le procédé utilisé pour sa fabrication
consiste à alterner des strates de minces feuilles
d'aluminium et d'un alliage de titane, avant de les compresser
puis de les chauffer à près de 700°C. La
réaction permet d'obtenir un matériau lamellé
comportant deux types de couches : une couche intermétallique
dure d'aluminure de titane et une couche souple d'alliage
de titane résiduel. Pour créer cette architecture
stratifiée, le chercheur s'est inspiré de la
structure interne de la nacre (composée de carbonate
de calcium et d'une colle protéinique) de l'ormeau
rouge (Haliotis rufescens), un mollusque des côtes californiennes.
Afin d'évaluer la solidité de son produit, Kenneth
Vecchio a effectué des tests balistiques sur un échantillon
de deux centimètres d'épaisseur. Il a ainsi
pu constater qu'un projectile en tungstène, tiré
à une vitesse d'environ 900 mètres par seconde,
ne pénétrait la surface que de moitié.
Cette surprenante résistance laisse envisager des applications
dans le domaine des armures ou encore de l'aérospatial
(en remplacement du béryllium par exemple, un métal
toxique). D'autres études sur le même principe
sont en cours, utilisant d'autres matériaux que l'aluminium
et le titane ou insérant des cavités (remplies
de microbilles d'acier par exemple) ou des fils ou fibres
conducteurs. NYT 22/03/05 (Material as tough as steel ? The
abalone fits the bill)
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LES
PRIX SCIENTIFIQUES DANIEL JOUVANCE
Attribués
depuis plus de 15 ans par le Comité scientifique Marin
Daniel Jouvance, ces prix ont pour vocation de soutenir les
travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines
de la Biologie Marine .
Par ces prix scientifiques, les Laboratoires de Biologie Marine
Daniel Jouvance marquent leur intérêt pour les
travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de
l’écologie marine.
Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2008
Le Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, à Edd J.
Stockdale, chercheur à l’Université d’Australie
Occidentale.
Le
Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, destiné aux
jeunes chercheurs a été attribué par
le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, à
Edd J. Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur
à l’Université d’Australie Occidentale.
Le thème du Prix 2008 portait sur les processus de
biominéralisation en milieu marin.
Les travaux de Edd Stockdale concernent les mécanismes
physiologiques liés à la biominéralisation
du fer chez les chitons, mollusques marins ( Polyplacophores).
Ces organismes sont des brouteurs qui se nourissent des algues
poussant sur les rochers.. Les chitons disposent pour cela
d’une « radula », sorte de rape extrèmement
dure en raison de la présence de structures biominéralisées
renforcées par du fer.
Le
travail de Edd Stockdale est original en ce qu’il applique
à l’étude de ces structures biominéralisées
des techniques relevant non plus de la biologie mais de la
science des matériaux. Il s’agit, en particulier,
de microscopie électronique à haute résolution
qui a permis d’identifier des molécules de ferritine.
L’apparition de ces molécules est suivie au cours
du développement embryonnaire.
Un
aspect très intéressant du travail de Edd Stockdale
porte sur les aggrégats de ferritine composant ces
structures biominéralisées. La ferritine est
formée de sortes de cages composées de 24 unités
protéiques, chaque unité comprenant de 1500
à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes.
Chez les mollusques étudiés, les ferritines
comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues
dans tout l’organisme où elles elles jouent à
la fois un rôle de transport et de stockage.
Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2007
Le
Prix Scientifique « Biologie Marine » Daniel Jouvance
2007 a été attribué à Tom Defoirdt,
chercheur à l’Université de Gand (Be),
pour ses travaux sur le développement de nouvelles
méthodes de lutte contre les infections microbiennes
survenant, notamment,dans les élevages aquacoles.
Traditionnellement,
on utilise massivement des antibiotiques pour contrôler
et limiter les infections bactériennes survenant dans
les élevages aquacoles. L’abus de ces antibiotiques,
par ailleurs relativement inefficaces, entraine la sélection
de pathogènes résistants et constitue de ce
fait une menace directe pour la santé humaine. C’est
ce processus – le traitement par antibiotiques d’élevages
de crevettes - qui , par exemple,futà l’origine
des grandes épidémies de cholera survenues en
1992 en Amérique du Sud.
Les
travaux de Tom Defoirdt ont pour point de départ l’analyse
des mécanismes de communication biochimique intervenant
entre les individus d’une même population bactérienne.
Beaucoup de populations bactériennes sont capables
de controler l’expression de leurs facteurs de virulence
grâce à des systèmes biochimiquesdecommunication
entre cellules ( c’est ce qu’on appelle le Quorum
sensing).
Dans
ce cadre, Tom Defoirdt a élaboré, appliqué
et expérimenté des méthodes mettant en
œuvre des molécules d’origine naturelle
( furanones) capables de détruire un système
de communication intracellaire chez des Vibrio (Vibrio
harveyi, Vibrio parahaemolyticus). Ces travaux doivent
conduire à l’élaboration de stratégies
alternatives de biocontrôle en remplacement des antibiotiques.
Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2006
Un
substitut sanguin prometteur
Prix « Biologie Marine » Dr. Morgane Rousselot
(Station Biologique de Roscoff)
Les
hémoglobines (Hbs) sont des molécules essentielles
du processus de la respiration. Actuellement, le seul moyen
pour pallier à une déficience en hémoglobine
est la transfusion sanguine à partir de la collecte
de sang bénévole.
Les travaux du Dr. Rousselot portent sur l’étude
de l’hémoglobine extracellulaire (HbAm) du ver
marin Arenicola marina (annélide polychète)
comme substitut sanguin potentiel. Cette hémoglobine
est naturellement résistante à l’auto-oxydation
et possède des propriétés d’oxygénation
similaire à celle de l’hémoglobine humaine
hémolysée.
Ces
travaux menés au sein de la société de
bioechnologie Hemarina ont permis d’acquérir
de nouvelles connaissances sur la molécule d’hémoglobine
HbAm tant pour sa synthèse par génie génétique
mais surtout pour ces applications thérapeutiques en
santé humaine (brevet en 2000). Les résultats
obtenus permettent d’être confiants quant à
la validité de ce nouveau concept de transporteur d’oxygène
à visée thérapeutique et ceci dans un
contexte international. Il représente un projet exemplaire
de l’intérêt de la recherche fondamentale
pour la recherche appliquée.
À
la découverte des secrets des virus géants
Prix « Phytoplancton » Dr. Michael James Allen
(Plymouth Marine Laboratory Grande- Bretagne).
Ce
jeune chercheur résidant en Grande-Bretagne tente de
percer les secrets des virus marins. En effet, les virus sont
les organismes les plus abondants dans les océans puisque
plus de 100 millions d’entre eux peuvent se trouver
dans une seule cuillère à café d’eau
de mer. Son travail a été d’isoler un
de ces virus géant qui infecte la micro-algue Emiliania
huxleyi, bien connue pour ses blooms gigantesques visibles
de l’espace. Incroyablement, pendant l’infection,
ce virus est capable de contrôler le climat en produisant
un gaz qui aide à la formation de nuages.
De plus, le génome de ce virus contient 473 gênes
contre 9 pour le HIV. La plupart de ces gênes n’avaient
jamais été trouvés auparavant; ceci est
très intéressant car, par exemple, un des groupes
de gênes présent dans ce virus ralentirait le
processus de vieillissement d’une cellule infectée
en la gardant en bonne santé le plus longtemps possible.
Un complexe appelé céramide est alors produit.
Les céramides peuvent ainsi contrôler la mort
de la cellule et pourraient avoir des applications directes
dans les thérapies anti-cancéreuses.
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