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PRIX JEUNE CHERCHEUR DANIEL JOUVANCE

2011: E.spinax, le requin qui cache son ombre

2010: Une algue rouge pour la santé

2009: Un parasite s'attaque aux Dinoflagellés toxiques

2008: Des biomatériaux marins contenant du fer


2007: Des stratégies alternatives de biocontrôle

2006: UUn substitut sanguin prometteurn substitut sanguin prometteur

2005: À la découverte des secrets des virus géants



 
     
 
   

 

LE PRIX SCIENTIFIQUE DE LA FONDATION DANIEL JOUVANCE - INSTITUT DE FRANCE

La bioluminescence en milieu marin: Le prix jeune Chercheur 2011 a été attribué à Julien Claes de l'Université catholique de Louvain pour ses travaux originaux sur la bioluminescence émise par le requin sagre Etmopterus spinax.

claes norway

Les recherches de Julien Claes portent sur un aspect relativement peu connu de la biodiversité : l'existence chez de très nombreuses espèces ( pour une très grande part marines) de systèmes de roduction de lumière. Ces bioluminescences marines se retrouvent dans tous les grupes, végétaux oux animaux, , ont sans doute émégé et évolué indépendamment et jouent, dans certains cas, un rôle majeur dans l'écologie des espèces concernées.

Un des résultats originux de Julien Claes concerne le rôle des nombreux photophores ventraux d' E.spinax dans un processus complexe de " contre-illumination" destiné à faire disparaître l'ombre du requin, le rendant ainsi invisible à des prédateurs situés au dessous de lui.

D'autres zones lumineuses, situées latéralement, sont vraisemblablement utilisées dans des comportements intra-spécifiques comme la nage en bancs ou la chasse collective ou encore la signalisation sexuelle. Tous ses systèmes apparaissent placés sous contôle hormonal.

Le montant du Prix international Jeune Chercheur Daniel Jouvance est de 4 000 euros.

Rappelons que la Fondation Daniel Jouvance - Institut de France, créée en octobre 2008, a pour objectifs de favoriser l’étude et la préservation du milieu marin.

 

 

Stéphanie Bondu de l'Université de Bretagne Occidentale, Prix Jeune Chercheur 2010

La Fondation Daniel Jouvance - Institut de France a remis le 1er octobre 2010 à l'Académie des Sciences la 18ème édition du Prix international Jeune Chercheur à Stéphanie Bondu, de l’Université de Bretagne Occidentale (Brest), pour son travail sur la valorisation des algues marines dans le domaine de la santé.

Le travail de Stéphanie Bondu s’inscrit dans le contexte de la recherche et de l’identification de nouvelles molécules extraites d’algues marines, porteuses de fortes activités biologiques et présentant un intérêt dans le domaine de la santé humaine.
Un second volet a porté, pour certaines de ces molécules, sur la recherche d’activités biologiques. Stéphanie Bondu a ainsi mis en évidence, in vitro, une stimulation de l’ensemble des effecteurs de l’immunité naturelle.
Cet ensemble de travaux permet d’apporter de la valeur ajoutée à une biomasse qui, à l’origine, en est dénuée, en générant des produits d’intérêt à haute valeur ajoutée et applicables dans un domaine médical, celui par exemple, des anticancéreux.Les recherches réalisées par Stéphanie Bondu constituent une avancée importante dans la connaissance des écosystèmes marins et ouvrent un champ tout à fait prometteur dans le domaine de la gestion des espaces marins.

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Le Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2009 Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff.

Le prix Scientifique Daniel Jouvance attribué chaque année par la Fondation Daniel Jouvance – Institut de France à un jeune chercheur a été décerné cette année à Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff.

Les recherches d’ Aurélie Chambouvet portent sur des parasites marins, les Syndiniales, dont la présence constante dans la grande majorité des écosystèmes marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur. Le travail a concerné plus spécifiquement une espèce qui infecte préférentiellement un des groupes les plus importants du phytoplancton, les Dinoflagellés, comme, par exemple, le Dinoflagellé toxique, Alexandrium minutum.
Aurélie Chambouvet a ainsi démontré, grâce à l’analyse génétique, la spécificité parasite-hôte de l’infection. L’étude a confirmé l’importance de ces parasites sur la dynamique des populations hôtes, en association avec d’autres facteurs biologiques comme la pression de broutage qui intervient autant sur l’hôte seul que sur le parasite.
Ainsi, le dérèglement d’un tel couplage hôte - parasite pourrait être à l’origine des récentes augmentations des efflorescences toxiques dans les écosystèmes côtiers.

Le Prix Daniel Jouvance sera remis officiellement à Aurélie Chambouvet le 28 septembre prochain à l’Institut de France.

Edd J. Stockdale, chercheur à l’Université d’Australie Occidentale, Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2008

Le Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, destiné aux jeunes chercheurs a été attribué par le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, à Edd J. Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur à l’Université d’Australie Occidentale. Le thème du Prix 2008 portait sur les processus de biominéralisation en milieu marin.
Les travaux de Edd Stockdale concernent les mécanismes physiologiques liés à la biominéralisation du fer chez les chitons, mollusques marins ( Polyplacophores). Ces organismes sont des brouteurs qui se nourissent des algues poussant sur les rochers.. Les chitons disposent pour cela d’une « radula », sorte de rape extrèmement dure en raison de la présence de structures biominéralisées renforcées par du fer.

Le travail de Edd Stockdale est original en ce qu’il applique à l’étude de ces structures biominéralisées des techniques relevant non plus de la biologie mais de la science des matériaux. Il s’agit, en particulier, de microscopie électronique à haute résolution qui a permis d’identifier des molécules de ferritine. L’apparition de ces molécules est suivie au cours du développement embryonnaire.

Un aspect très intéressant du travail de Edd Stockdale porte sur les aggrégats de ferritine composant ces structures biominéralisées. La ferritine est formée de sortes de cages composées de 24 unités protéiques, chaque unité comprenant de 1500 à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes. Chez les mollusques étudiés, les ferritines comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues dans tout l’organisme où elles elles jouent à la fois un rôle de transport et de stockage.

Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2007

Le Prix Scientifique « Biologie Marine » Daniel Jouvance 2007 a été attribué à Tom Defoirdt, chercheur à l’Université de Gand (Be), pour ses travaux sur le développement de nouvelles méthodes de lutte contre les infections microbiennes survenant, notamment,dans les élevages aquacoles.

Traditionnellement, on utilise massivement des antibiotiques pour contrôler et limiter les infections bactériennes survenant dans les élevages aquacoles. L’abus de ces antibiotiques, par ailleurs relativement inefficaces, entraine la sélection de pathogènes résistants et constitue de ce fait une menace directe pour la santé humaine. C’est ce processus – le traitement par antibiotiques d’élevages de crevettes - qui , par exemple,futà l’origine des grandes épidémies de cholera survenues en 1992 en Amérique du Sud.

Les travaux de Tom Defoirdt ont pour point de départ l’analyse des mécanismes de communication biochimique intervenant entre les individus d’une même population bactérienne. Beaucoup de populations bactériennes sont capables de controler l’expression de leurs facteurs de virulence grâce à des systèmes biochimiquesdecommunication entre cellules ( c’est ce qu’on appelle le Quorum sensing).

Dans ce cadre, Tom Defoirdt a élaboré, appliqué et expérimenté des méthodes mettant en œuvre des molécules d’origine naturelle ( furanones) capables de détruire un système de communication intracellaire chez des Vibrio (Vibrio harveyi, Vibrio parahaemolyticus). Ces travaux doivent conduire à l’élaboration de stratégies alternatives de biocontrôle en remplacement des antibiotiques.

Prix Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2006

Un substitut sanguin prometteur
Prix « Biologie Marine » Dr. Morgane Rousselot (Station Biologique de Roscoff)

Les hémoglobines (Hbs) sont des molécules essentielles du processus de la respiration. Actuellement, le seul moyen pour pallier à une déficience en hémoglobine est la transfusion sanguine à partir de la collecte de sang bénévole.
Les travaux du Dr. Rousselot portent sur l’étude de l’hémoglobine extracellulaire (HbAm) du ver marin Arenicola marina (annélide polychète) comme substitut sanguin potentiel. Cette hémoglobine est naturellement résistante à l’auto-oxydation et possède des propriétés d’oxygénation similaire à celle de l’hémoglobine humaine hémolysée.

Ces travaux menés au sein de la société de bioechnologie Hemarina ont permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur la molécule d’hémoglobine HbAm tant pour sa synthèse par génie génétique mais surtout pour ces applications thérapeutiques en santé humaine (brevet en 2000). Les résultats obtenus permettent d’être confiants quant à la validité de ce nouveau concept de transporteur d’oxygène à visée thérapeutique et ceci dans un contexte international. Il représente un projet exemplaire de l’intérêt de la recherche fondamentale pour la recherche appliquée.

À la découverte des secrets des virus géants
Prix « Phytoplancton » Dr. Michael James Allen (Plymouth Marine Laboratory Grande- Bretagne).

Ce jeune chercheur résidant en Grande-Bretagne tente de percer les secrets des virus marins. En effet, les virus sont les organismes les plus abondants dans les océans puisque plus de 100 millions d’entre eux peuvent se trouver dans une seule cuillère à café d’eau de mer. Son travail a été d’isoler un de ces virus géant qui infecte la micro-algue Emiliania huxleyi, bien connue pour ses blooms gigantesques visibles de l’espace. Incroyablement, pendant l’infection, ce virus est capable de contrôler le climat en produisant un gaz qui aide à la formation de nuages.
De plus, le génome de ce virus contient 473 gênes contre 9 pour le HIV. La plupart de ces gênes n’avaient jamais été trouvés auparavant; ceci est très intéressant car, par exemple, un des groupes de gênes présent dans ce virus ralentirait le processus de vieillissement d’une cellule infectée en la gardant en bonne santé le plus longtemps possible. Un complexe appelé céramide est alors produit. Les céramides peuvent ainsi contrôler la mort de la cellule et pourraient avoir des applications directes dans les thérapies anti-cancéreuses.

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