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LE
PRIX SCIENTIFIQUE DE LA FONDATION DANIEL JOUVANCE - INSTITUT
DE FRANCE
La
bioluminescence en milieu marin: Le prix jeune Chercheur 2011
a été attribué à Julien Claes
de l'Université catholique de Louvain pour ses travaux
originaux sur la bioluminescence émise par le requin
sagre Etmopterus spinax.

Les
recherches de Julien Claes portent sur un aspect relativement
peu connu de la biodiversité : l'existence chez de
très nombreuses espèces ( pour une très
grande part marines) de systèmes de roduction de lumière.
Ces bioluminescences marines se retrouvent dans tous les grupes,
végétaux oux animaux, , ont sans doute émégé
et évolué indépendamment et jouent, dans
certains cas, un rôle majeur dans l'écologie
des espèces concernées.
Un
des résultats originux de Julien Claes concerne le
rôle des nombreux photophores ventraux d' E.spinax dans
un processus complexe de " contre-illumination"
destiné à faire disparaître l'ombre du
requin, le rendant ainsi invisible à des prédateurs
situés au dessous de lui.
D'autres
zones lumineuses, situées latéralement, sont
vraisemblablement utilisées dans des comportements
intra-spécifiques comme la nage en bancs ou la chasse
collective ou encore la signalisation sexuelle. Tous ses systèmes
apparaissent placés sous contôle hormonal.
Le
montant du Prix international Jeune Chercheur Daniel Jouvance
est de 4 000 euros.
Rappelons
que la Fondation Daniel Jouvance - Institut de France, créée
en octobre 2008, a pour objectifs de favoriser l’étude
et la préservation du milieu marin.
Stéphanie
Bondu de l'Université de Bretagne Occidentale, Prix
Jeune Chercheur 2010

La
Fondation Daniel Jouvance - Institut de France a remis le
1er octobre 2010 à l'Académie des Sciences la
18ème édition du Prix international Jeune Chercheur
à Stéphanie Bondu, de l’Université
de Bretagne Occidentale (Brest), pour son travail sur la valorisation
des algues marines dans le domaine de la santé.
Le travail de Stéphanie Bondu s’inscrit dans
le contexte de la recherche et de l’identification de
nouvelles molécules extraites d’algues marines,
porteuses de fortes activités biologiques et présentant
un intérêt dans le domaine de la santé
humaine.
Un second volet a porté, pour certaines de ces molécules,
sur la recherche d’activités biologiques. Stéphanie
Bondu a ainsi mis en évidence, in vitro, une stimulation
de l’ensemble des effecteurs de l’immunité
naturelle.
Cet ensemble de travaux permet d’apporter de la valeur
ajoutée à une biomasse qui, à l’origine,
en est dénuée, en générant des
produits d’intérêt à haute valeur
ajoutée et applicables dans un domaine médical,
celui par exemple, des anticancéreux.Les recherches
réalisées par Stéphanie Bondu constituent
une avancée importante dans la connaissance des écosystèmes
marins et ouvrent un champ tout à fait prometteur dans
le domaine de la gestion des espaces marins.
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Le Prix Scientifique Daniel Jouvance
"Jeune Chercheur" 2009 Aurélie Chambouvet,
de la Station Biologique de Roscoff.

Le prix Scientifique
Daniel Jouvance attribué chaque année par la
Fondation Daniel Jouvance – Institut de France à
un jeune chercheur a été décerné
cette année à Aurélie Chambouvet, de
la Station Biologique de Roscoff.
Les recherches
d’ Aurélie Chambouvet portent sur des parasites
marins, les Syndiniales, dont la présence constante
dans la grande majorité des écosystèmes
marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur.
Le travail a concerné plus spécifiquement une
espèce qui infecte préférentiellement
un des groupes les plus importants du phytoplancton, les Dinoflagellés,
comme, par exemple, le Dinoflagellé toxique, Alexandrium
minutum.
Aurélie Chambouvet a ainsi démontré,
grâce à l’analyse génétique,
la spécificité parasite-hôte de l’infection.
L’étude a confirmé l’importance
de ces parasites sur la dynamique des populations hôtes,
en association avec d’autres facteurs biologiques comme
la pression de broutage qui intervient autant sur l’hôte
seul que sur le parasite.
Ainsi, le dérèglement d’un tel couplage
hôte - parasite pourrait être à l’origine
des récentes augmentations des efflorescences toxiques
dans les écosystèmes côtiers.
Le Prix Daniel
Jouvance sera remis officiellement à Aurélie
Chambouvet le 28 septembre prochain à l’Institut
de France.
Edd
J. Stockdale, chercheur à l’Université
d’Australie Occidentale, Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2008
Le
Prix Scientifique Daniel Jouvance 2008, destiné aux
jeunes chercheurs a été attribué par
le Comité Scientifique Marin Daniel Jouvance, à
Edd J. Stockdale, âgé de 26 ans et chercheur
à l’Université d’Australie Occidentale.
Le thème du Prix 2008 portait sur les processus de
biominéralisation en milieu marin.
Les travaux de Edd Stockdale concernent les mécanismes
physiologiques liés à la biominéralisation
du fer chez les chitons, mollusques marins ( Polyplacophores).
Ces organismes sont des brouteurs qui se nourissent des algues
poussant sur les rochers.. Les chitons disposent pour cela
d’une « radula », sorte de rape extrèmement
dure en raison de la présence de structures biominéralisées
renforcées par du fer.
Le
travail de Edd Stockdale est original en ce qu’il applique
à l’étude de ces structures biominéralisées
des techniques relevant non plus de la biologie mais de la
science des matériaux. Il s’agit, en particulier,
de microscopie électronique à haute résolution
qui a permis d’identifier des molécules de ferritine.
L’apparition de ces molécules est suivie au cours
du développement embryonnaire.
Un
aspect très intéressant du travail de Edd Stockdale
porte sur les aggrégats de ferritine composant ces
structures biominéralisées. La ferritine est
formée de sortes de cages composées de 24 unités
protéiques, chaque unité comprenant de 1500
à 4500 atomes de fer selon les types d’organismes.
Chez les mollusques étudiés, les ferritines
comportent 3000 atomes de fer et sont abondamment répandues
dans tout l’organisme où elles elles jouent à
la fois un rôle de transport et de stockage.
Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2007
Le
Prix Scientifique « Biologie Marine » Daniel Jouvance
2007 a été attribué à Tom Defoirdt,
chercheur à l’Université de Gand (Be),
pour ses travaux sur le développement de nouvelles
méthodes de lutte contre les infections microbiennes
survenant, notamment,dans les élevages aquacoles.
Traditionnellement,
on utilise massivement des antibiotiques pour contrôler
et limiter les infections bactériennes survenant dans
les élevages aquacoles. L’abus de ces antibiotiques,
par ailleurs relativement inefficaces, entraine la sélection
de pathogènes résistants et constitue de ce
fait une menace directe pour la santé humaine. C’est
ce processus – le traitement par antibiotiques d’élevages
de crevettes - qui , par exemple,futà l’origine
des grandes épidémies de cholera survenues en
1992 en Amérique du Sud.
Les
travaux de Tom Defoirdt ont pour point de départ l’analyse
des mécanismes de communication biochimique intervenant
entre les individus d’une même population bactérienne.
Beaucoup de populations bactériennes sont capables
de controler l’expression de leurs facteurs de virulence
grâce à des systèmes biochimiquesdecommunication
entre cellules ( c’est ce qu’on appelle le Quorum
sensing).
Dans
ce cadre, Tom Defoirdt a élaboré, appliqué
et expérimenté des méthodes mettant en
œuvre des molécules d’origine naturelle
( furanones) capables de détruire un système
de communication intracellaire chez des Vibrio (Vibrio
harveyi, Vibrio parahaemolyticus). Ces travaux doivent
conduire à l’élaboration de stratégies
alternatives de biocontrôle en remplacement des antibiotiques.
Prix
Scientifique Daniel Jouvance "Jeune Chercheur" 2006
Un
substitut sanguin prometteur
Prix « Biologie Marine » Dr. Morgane Rousselot
(Station Biologique de Roscoff)
Les
hémoglobines (Hbs) sont des molécules essentielles
du processus de la respiration. Actuellement, le seul moyen
pour pallier à une déficience en hémoglobine
est la transfusion sanguine à partir de la collecte
de sang bénévole.
Les travaux du Dr. Rousselot portent sur l’étude
de l’hémoglobine extracellulaire (HbAm) du ver
marin Arenicola marina (annélide polychète)
comme substitut sanguin potentiel. Cette hémoglobine
est naturellement résistante à l’auto-oxydation
et possède des propriétés d’oxygénation
similaire à celle de l’hémoglobine humaine
hémolysée.
Ces
travaux menés au sein de la société de
bioechnologie Hemarina ont permis d’acquérir
de nouvelles connaissances sur la molécule d’hémoglobine
HbAm tant pour sa synthèse par génie génétique
mais surtout pour ces applications thérapeutiques en
santé humaine (brevet en 2000). Les résultats
obtenus permettent d’être confiants quant à
la validité de ce nouveau concept de transporteur d’oxygène
à visée thérapeutique et ceci dans un
contexte international. Il représente un projet exemplaire
de l’intérêt de la recherche fondamentale
pour la recherche appliquée.
À
la découverte des secrets des virus géants
Prix « Phytoplancton » Dr. Michael James Allen
(Plymouth Marine Laboratory Grande- Bretagne).
Ce
jeune chercheur résidant en Grande-Bretagne tente de
percer les secrets des virus marins. En effet, les virus sont
les organismes les plus abondants dans les océans puisque
plus de 100 millions d’entre eux peuvent se trouver
dans une seule cuillère à café d’eau
de mer. Son travail a été d’isoler un
de ces virus géant qui infecte la micro-algue Emiliania
huxleyi, bien connue pour ses blooms gigantesques visibles
de l’espace. Incroyablement, pendant l’infection,
ce virus est capable de contrôler le climat en produisant
un gaz qui aide à la formation de nuages.
De plus, le génome de ce virus contient 473 gênes
contre 9 pour le HIV. La plupart de ces gênes n’avaient
jamais été trouvés auparavant; ceci est
très intéressant car, par exemple, un des groupes
de gênes présent dans ce virus ralentirait le
processus de vieillissement d’une cellule infectée
en la gardant en bonne santé le plus longtemps possible.
Un complexe appelé céramide est alors produit.
Les céramides peuvent ainsi contrôler la mort
de la cellule et pourraient avoir des applications directes
dans les thérapies anti-cancéreuses.
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